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<h1><span>Méthode Merise</span></h1>

<p>
Merise a d'abord été un projet initié par le ministère de l'Industrie, 
dont le CTI (Centre Technique d'Information) a été maître d'œuvre.
Il s'agissait de mettre au point, 
suite à la consultation de plusieurs société de service et de conseil en informatique,
une méthode de troisième génération de conception-réalisation d'un <b>système d'information</b>,
en particulier pour les traitements conversationnels exploitant des bases de données. 
</p><p>
Plus que l'application directe d'une méthode, 
MERISE peut être vu avant tout comme un "état d'esprit" 
et nécessite au préalable l'adhésion et la participation des utilisateurs.
</p><p>
Son application peut aller jusqu'à la contrainte d'utilisation d'une formalisation rigoureuse,
mais non maitrisée, elle est vécue comme l'accumulation de "lourdeurs" autour d'un projet.
</p><p>
Plus qu'une "méthode d'analyse", MERISE est avant tout une méthode ou plus exactement une démarche de construction de systèmes d'information.
MERISE utilise des formalismes et une approche.
</p><p>
Un aspect important de MERISE consiste à mener de front l'étude des données et celle des traitements, 
ces 2 études s'ignorant l'une l'autre dans un premier temps.
</p><p>
Selon une méthode issue de "l'approche bases de données",
l'étude des données consiste d'abord à modéliser le réel, 
sans préjuger des traitements qui seront faits sur les données perçues à travers cette modélisation.
</p>

<h2>Un système d'information</h2>
<p class="attention">
Un système est un ensemble d'éléments matériels ou immatériels 
(hommes, machines, méthodes, règles, etc.) en interaction transformant par un <b>processus</b>
des éléments (les <b>entrées</b>) en d'autres éléments (les <b>sorties</b>).
</p><p>
Un système peut être contrôlé par un autre système dit <b>système de pilotage</b>.
</p><p>
Au départ, on n'envisageait que des systèmes constitués par des <b>organisations </b> 
(entreprises, sous-ensembles d'entreprises, etc.) et
<b>fonctionnant en vue de la réalisation de certains objectifs</b>.
</p><p>
Un tel <b>système physique</b> ou <b>système opérant</b>
transforme un flux physique d'entrées (matières premières, flux financiers...)
en un flux physique de sorties (produits finis, flux financiers...).
</p><p>
Par ailleurs, un <b>système de gestion</b> ou <b>système de pilotage</b>
procède au pilotage (à la régulation et au contrôle) du système opérant 
en décidant du comportement de celui-ci en fonction des objectifs fixés.
</p><p>
Ce système se compose par exemple de la direction financière, 
de la direction commerciale, de la direction de la production, etc.
Il reçoit du système opérant des informations sur l'état du système 
(dont certaines, les variables essentielles, lui permettent de mesurer l'écart avec les objectifs)
et réagit par des décisions (commandes) sur le processus du système opérant par régulation des flux
(fixation des cadences de production, décision de lancer une nouvelle gamme de produits 
ou de modifier le prix de vente de tel article, etc.)
</p><p>
En interface entre le système opérant et le système de pilotage, 
toute organisation évoluée doit se doter d'un système d'information.
</p>

<h3>Notion de système d'information d'une organisation (SI)</h3>
<p>
Le système d'information est composé d'éléments divers (employés, ordinateurs, règles et méthodes, etc.)
chargés de stocker et de traiter les informations relatives au système opérant 
afin de les mettre à la disposition du système de pilotage.
Il peut en outre recevoir de celui-ci des décisions destinées à son propre pilotage.
Enfin il peut émettre vers le système opérant des informations-interactions, 
c'est-à-dire qu'il peut réagir sur le système opérant
(par exemple le système opérant ne pourra livrer le client 
que s'il obtient du SI l'information que le produit est en stock).
</p><p>
Le SI comprendra des images formalisées des flux du système opérant (bons de commande, de livraison, factures, etc.)
et des données comptables utilisées par exemple par le contrôle de gestion.
Il est en liaison d'une part avec un environnement interne (système opérant et système de pilotage)
et d'autre part avec un environnement externe (clients, fournisseurs, etc.).
Ces deux environnements constituent l'<b>univers extérieur du SI</b>.
</p><p class="attention">
Le Si est la <b>mémoire de l'organisation</b>.
</p><p>
Il comporte à ce titre un <b>aspect statique</b> :
</p> 
<ul><li> enregistrement des faits survenus dans l'univers extérieur dans un ensemble mémorisé 
qu'on pourrait qualifier de base d'information (H. Tardieu parle de l'"univers du discours")
</li><li> enregistrement des structures de données, règles et contraintes 
de l'univers extérieur de manière formalisée dans une ensemble mémorisé 
qu'on pourrait qualifier de <b>Modèle de données</b>.
</li></ul>
<p>
Il comporte également un <b>aspect dynamique</b> :
</p>
<ul><li> possibilité de mise à jour des données mémorisées dans la base d'information.
</li><li> possibilité (pour un système adaptable) de changer les structures, règles 
et contraintes du modèle de données suite à des changements survenus dans l'univers extérieur
et en reflet de ceux-ci.
</li></ul>
<p>
Cette partie active du SI constitue le <b>processeur d'information</b>
(autrement dit le système qui <b>traite</b> l'information).
</p><p>
Chaque fait ou événement survenu dans l'univers extérieur 
constitue un message pour le processeur d'information, message contenant une commande et des informations.
</p><p>
A l'aide des règles qu'il trouve dans le modèle, le processeur d'information interprète
le message et procède à des modifications dans la base d'information (ou dans le modèle lui-même)
et/ou restitue un message donnant des informations sur la base ou le modèle.
Le processeur d'information peut être constitué d'hommes et de machines.
</p>

<h3>Actions "programmées" et décisions</h3>
<p>
Dans un système les actions "programmées" (avec ou sans ordinateurs)
sont des actions qui déterminent de manière unique les sorties à partir des entrées.
</p><p>
Exemple : la connaissance des écritures comptables détermine de manière unique la nouvelle balance. 
Il existe une règle unique, parfaitement explicitable (formalisable)
permettant de déduire la nouvelle balance de l'ancienne à partir des écritures passées.
Autrement dit, la nouvelle balance (les sorties) est déterminée par la connaissance des entrées (les écritures).
</p><p class="attention">
Nous disons alors que le <b>système est déterminé</b> (cas d'un système sans décision).
</p><p>
Dans ce cas, les entrées E déterminent les sorties S de manière unique : <b>S = f(E)</b>.
Cela reflète exactement une <b>dépendance fonctionnelle</b>.
</p><p>
Mais un système peut se trouver en situation d'information incomplète. 
Dans ce cas, un même entrée E peut conduire à plusieurs sorties possibles, S, S1, S2, etc.
Le choix de la sortie effectivement réalisée se fait par une décision.
</p><p>
Par exemple, la connaissance du niveau de stock ne détermine pas les quantités à commander au fournisseur.
Le service achat devra effectuer un choix.
Des éléments non formalisables (intuition, expérience professionnelle, intérêts personnels, habitudes, etc.)
peuvent intervenir dans un choix.

<h3>Système d'information automatisable</h3>
<p>
Se pose la question de savoir à quelle conditions un système d'information est automatisable  (informatisable),
autrement dit à quelles conditions il peut être pris en charge par ds ordianteurs.
</p><p>
Il faut que ceux-ci soient programmés et donc qu'il existe ds règles explicatives permettant 
de déterminer sans équivoque et de manière unique les sorties du SI à parti de ses entrées.
</p><p>
Autrement dit, le système ne doit comporter que des actions programmées.
</p><p class="attention">
Il doit être formalisation : la connaissance des entrées doit permettre de déterminer les sorties par des règles des transformations explicitables.
</p><p>
Seules seront automatisables les parties du Si qui ne contiennent que des actions programmées 
(les sous-systèmes formalisables)
Les choix ne sont pas formalisables et donc non automatisables : <b>les choix appartiennent à l'homme</b>.
</p><p>
Il est toutefois possible de transformer des choix en actions programmées en ayant recours à un <b>modèle</b>.






<h2>Quelques formalismes</h2>
<p>
Le niveau conceptuel correspond à une formalisation du système d'information 
indépendante de toute contrainte d'organisation.
</p><p>
Il faut distinguer la formalisation des données mémorisées dans la base d'information (<i>aspect statique</i>) 
et celle des traitements réalisés par le processeur d'information (<i>aspect dynamique</i>).
</p><p>
La formalisation des données, au niveau conceptuel, 
constitue le <b>Modèle conceptuel des données</b> du SI (MCD).
Celles des traitements constitue le <b>Modèle conceptuel des traitements</b> (MTC).
</p>



<p class="signature" style="text-align:right;font-size:80%;font-style:italic;"> Ce contenu est largement inspiré 
du livre <a href="http://eyrolles.fr/">Comprendre Merise -  Outils Conceptuels et organisationnels</a>
de Jean-Patrick Matheron édité par Eyrolles. </p>